Anxiété, déprime et alcool : un cercle vicieux

Publié le 28 août 2019

Vous êtes anxieux, et hop un petit verre d’alcool pour vous détendre. Vous êtes déprimé, il en faudra bien deux…

Le cercle vicieux s’installe. Plus je vais mal dans ma tête, plus je bois, et quand je bois ça me prend la tête. La dépendance à l’alcool se fait très vite. C’est si bon de se sentir décontracté, d’oublier ses soucis, ses peurs, les méchants, le boulot, les horaires, les contraintes. On a tant de raison pour désirer se remonter le moral et un petit verre d’alcool ça réchauffe le cœur et les tripes. Alors pourquoi se priver de cet anxiolytique que l’on trouve partout en vente libre ?

Une petite quantité d’alcool peut apporter un soulagement au stress, mais n’en traitera pas les causes. Le lendemain de la prise alcoolique vos symptômes anxieux seront encore plus présents. C’est ce qu’on appelle l’effet rebond. Et comme l’anxiété va se manifester de plus en plus souvent et de plus en plus fort, vous aurez tendance à reprendre de l’alcool, toujours plus vite et en plus grande quantité. Vous l’aurez compris, c’est là que le cercle vicieux de la dépendance s’installe.

Si l’alcool semble apaiser les angoisses, désinhiber et favoriser les contacts, c’est en fait un inducteur d’anxiété. Plus vous en prenez, plus vous serez anxieux. L’alcool augmente le stress perçu et fait baisser la confiance que l’on a de le gérer.

Quels sont les symptômes de l’alcoolisme ?

Une personne dépendante à l’alcool à « un manque physique » et ne peut s’empêcher de boire un verre, puis deux, trois… Toute raison sera bonne pour boire : mauvaise nouvelle, bonne nouvelle, journée difficile, événement à fêter, besoin de décompresser, stress, rendez-vous important…

Cette dépendance se traduit par l’apparition de symptômes comme de l’anxiété, des sueurs, une agitation ou de la confusion, des insomnies, des tremblements, voir des convulsions.

Et le gros problème, c’est que cette addiction va justement vous causer encore plus de problèmes :

  • Changement de comportement pouvant entraîner des risques sociaux (divorce, licenciement, isolement…) ;
  • Difficulté voire incapacité à conduire un véhicule ;
  • Prise de poids ;
  • Mauvaise haleine, rougeurs sur le visage ;
  • Sommeil perturbé. On s’endort vite mais on se réveille trop tôt ou trop souvent ;
  • Diminution des fonctions cérébrales ;
  • Fatigue, difficultés de concentration, tristesse ;

Stop ! Dites stop à cette dépendance facile et dangereuse. Non seulement c’est mauvais pour votre santé mais parfois c’est aussi dangereux pour les autres. Si vous ne pensez à vous, pensez à ceux que vous aimez…

Comment y remédier ?

Boire peu d’alcool induit peu de risques mais au-delà d’une consommation simple et répétitive, on rentre dans des usages à risques qui peuvent conduire jusqu’à la dépendance. L’éthanol, principe actif de l’alcool, joue un rôle dans les processus d’addiction. Cirrhose du foie, cancers, troubles du système nerveux, syndrome d’alcoolisation fœtale sont les pathologies les plus graves provoquées par la consommation excessive de boissons alcoolisées. Si on rajoute l’anxiété que cette prise peut provoquer, réfléchissez à 2 fois avant de prendre un petit verre pour vous faire plaisir.

Quand on est déprimé et que l’on s’adonne à l’alcool on aurait tendance, pour sortir de ce cycle infernal, à privilégier un traitement pour la dépression. Il serait plus judicieux de s’attacher à guérir d’abord son alcoolo-dépendance et seulement ensuite son anxiété maladive ou sa dépression. L’abstinence est le meilleur des anxiolytiques et des antidépresseurs.

Il est donc primordial de soigner en premier lieu votre dépendance à l’alcool avec l’aide d’un spécialiste. Il est fortement conseillé de pratiquer un sport ou la marche pour vous changer les idées et compenser ce manque.

Par la suite, vous allez sous sentir plus en forme, plus en confiance et fier de vous. C’est à ce moment là que vous allez remonter la pente ! L’anxiété va alors disparaitre peu à peu et vous allez prendre rapidement plus d’assurance. La déprime se fera rapidement oublier. N’oubliez pas, parlez-en à votre médecin, il comprendra votre cas et pourra vous accompagner et vous orienter vers des spécialistes.

Des milliers de personnes ce sont sorties de ce cercle vicieux, ce n’est pas comme on pourrait l’imaginer, insurmontable, loin de là! Alors dites-vous que vous en êtes aussi capable !